Statement of UN Secretary General H.E. António Guterres at the Closing Session of the 5th AUEU Summit, Abidjan, Côte d'Ivoire

November 29, 2017

C’est pour moi un grand plaisir de me retrouver parmi vous pour saluer le partenariat stratégique entre vos deux organisations.

En tant que Premier Ministre du Portugal et Président du Conseil européen, j’ai co-présidé le premier sommet Afrique-Union européenne en 2000. La Déclaration du Caire a jeté les bases du travail conjoint qui se poursuit aujourd’hui.

Je salue l’attention portée à la jeunesse, notamment la recherche d’un développement durable, inclusif et créateur d’emplois pour les jeunes. Le deuxième Sommet de la Jeunesse Afrique-Europe, ici à Abidjan en octobre, a formulé des recommandations importantes en matière d’éducation et d’opportunités.

Les jeunes sont le moteur de nos sociétés et nous devons les écouter. Il nous faut les mettre au cœur de nos plans de développement, nationaux et internationaux. Répondre à leurs aspirations est essentiel dans une perspective de développement ; mais c’est aussi un élément essentiel pour préserver la paix et à la sécurité.

Excellences,

Il y a exactement dix ans que la stratégie commune Afrique-Union européenne a été adoptée et le moment est venu de renforcer les liens entre vos deux continents.

Les récentes images atroces de migrants vendus en Libye nous rappelle l’urgence d’agir.
Les migrations présentent des défis mais aussi des opportunités en matière de développement, de promotion d’un travail décent et d’une collaboration renforcée.

Tous les pays ont le droit de gérer leurs frontières de manière responsable et souveraine. Mais ils doivent le faire dans le plein respect du droit international relatif aux réfugiés, et des droits humains des réfugiés et des migrants.

Quand les migrations se font de manière ordonnée et régulée, les migrants contribuent de manière positive aux pays hôtes et aux pays d’origine. Nous ne mettrons pas fin aux tragédies en Méditerranée si nous ne créons pas d’opportunités significatives de migration légale.

Il faut aussi que les politiques de coopération pour le développement contribuent à offrir aux gens le choix de trouver un avenir digne chez eux.

Ces deux conditions sont essentielles pour combattre effectivement les trafiquants et les passeurs.

Excellences,

Nous devons changer la relation à l’Afrique et établir une nouvelle plateforme de coopération qui reconnaisse le potentiel énorme de ce continent.

C’est dans cet esprit que j’ai signé, avec Son Excellence Moussa Faki Mahamat, un Accord-cadre pour renforcer notre partenariat de paix et de sécurité.

Pour atteindre ces objectifs, nous devons accroître nos efforts conjoints en matière de prévention et de médiation. Mais nous avons aussi besoin d’une coopération accrue entre les Nations Unies et l’Union africaine, y compris pour le déploiement des forces africaines capables d’imposer la paix et de combattre le terrorisme, avec un mandat fort du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il est temps de fournir les moyens appropriés aux organisations régionales, y compris par des mandats clairs et solides, accompagnés d’un mécanisme d’évaluation et d’un système de financement adéquat et prévisible.

L’Union européenne apporte un soutien politique et financier substantiel, ainsi qu’une expertise et un savoir-faire qui sont des atouts considérables à notre effort collectif.

Dans cet esprit, l’Union africaine et les Nations Unies, avec l’appui de l’Union européenne, peuvent aider le G5-Sahel à faire face aux menaces transnationales et au terrorisme.

Nous avons besoin d’une force dotée d’un mandat à la hauteur de ces menaces et d’un financement pérenne.

C’est pour cela que j’ai invité le Conseil de sécurité à faire preuve d’ambition dans le choix qu’il doit faire sur ce dossier.

En Somalie, les succès de l’AMISOM sont un exemple probant de ce que nous pouvons accomplir collectivement dans des environnements complexes. Il reste néanmoins à assurer la viabilité de l’AMISOM en garantissant son financement pour lequel l’Union Européenne a toujours donné une contribution substantielle.

En République centrafricaine, l’Union africaine joue un rôle central de médiation à travers l’Initiative africaine ; l’Union européenne contribue de manière importante à la réforme du secteur de la sécurité et au renforcement de l’état de droit ; et les Nations Unies soutiennent ces deux processus, tout en protégeant les civils avec notre Mission de maintien de la paix, MINUSCA.


Excellencies, ladies and gentlemen,

Sustainable and inclusive development is an end in itself. But lack of development and inclusive government, including poverty, inequality and exclusion, are factors in creating conflict and driving terrorism and violent extremism. Climate change is an existential threat for some, and a multiplier of threats for all.

National governments must lead our response, but multilateral cooperation and capacity building are crucial.

The 2030 Agenda for Sustainable Development and the African Union’s Agenda 2063 are ambitious and mutually reinforcing blueprints for a world of peace, prosperity and dignity for all.

A strong and effective EU and a strong and effective AU are essential pillars of global cooperation for peace and security, development and human rights. We must continue to make progress on all simultaneously.

Gender equality and women’s empowerment are fundamental. Without the participation of half our population, we cannot achieve sustainable peace and development. But for many women, meaningful inclusion is blocked by experiences of discrimination and violence.

The EU and the UN recently launched the ‘Spotlight Initiative’, an effort to eliminate the global scourge of violence against women. I look forward to working with African governments to strengthen action on laws and policies, institutions, prevention, and services for survivors.
Excellencies, ladies and gentlemen,

Those who drafted the United Nations Charter showed great wisdom and prescience when they devoted Chapter 8 to the role of regional arrangements or agencies in matters relating to the maintenance of international peace and security.

Regional organizations are essential to face the very difficult challenges that threaten us. Their importance grows with every decade that passes.

Regional and global solidarity must be our guide, as we draw on our collective efforts to build a life of peace, dignity and prosperity for all.

Thank you.

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