l’agenda 2063, le tout complété, ici et la, par des blocs d’arsenaux institutionnelles et juridiques.
Pourtant le tableau brosse sitôt est et demeure implacable. Sommes nous trompés de système de gouvernement? Avons - nous pèché par mimétisme facile? Qu’avons nous fait pour que nous soyons aujourd’hui le continent où le terrorisme s’étend et où les changements non constitutionnels se multiplient, presque sans coup ferir?
Il est temps, grand temps, de se poser la question simple mais fatale. Pourquoi, en sommes - nous arrivés la?
Je sais, pour le vivre au quotidien depuis plusieurs années , que l’Afrique a réalisé de belles choses en terme de recherche d’intégration et de positionnement international . Elle a fait preuve, aux heures graves de la pandémie de la Covid, de vertus de résilience remarquable.
En terme cependant de résistance au terrorisme et aux reculs de notre modernité démocratique, nous ne pouvons eviter
le lancinant questionnement.
A l’évidence, une première réponse doit être recherchée en nous mêmes, dans le déficit de solidarité africaine.
Dans la plupart des cas, les États africains regardent la scène s’il n’y détournent le régard, et comptent les points, sans plus. Pourtant les besoins des victimes du trrrorisme sont, à vrai dire, tout à fait à la portée de certains États africains relativement nantis. Lorsque cette solidarité s’est manifestée à travers l’intervention du Tchad en faveur du Mali et de ses voisins du Lac Tchad, du Rwanda en faveur de la RCA et du Mozambique, ou de la SADC en faveur de la Mozambique,